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Favoriser un retour au travail durable chez les travailleurs en absence maladie liée à un problème de santé psychologique : évaluation de l’intervention HealthyMinds en ligne

+ En évaluation par le comité d’éthique

Titre

Favoriser un retour au travail durable chez les travailleurs en absence maladie liée à un problème de santé psychologique : évaluation de l’intervention HealthyMinds en ligne

Statut En évaluation par le comité d’éthique
Population (diagnostic) Troubles mentaux courants
Chercheurs Marc Corbière, Tania Lecomte, Geneviève Sauvé
Organisme de financement Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC)
Brève description Healthy Minds est une intervention en petit groupe de type TCC qui intègre des composantes du milieu de travail et qui s’est révélée efficace lors d’une étude pilote en présentiel pour favoriser le retour au travail sain et durable et réduire le risque de rechute. L’objectif de cette étude est de tester l’efficacité de l’intervention Healthy Minds offerte cette fois-ci par vidéoconférence aux travailleurs en absence maladie à la suite d’un trouble dépressif et/ou anxieux.
Critères d’inclusion
  • Avoir un diagnostic de dépression, d’un trouble de l’adaptation ou encore d’un trouble anxieux avec humeur dépressive ayant mené à un arrêt de travail
  • Relativement à cet arrêt de travail, prévoir retourner au travail dans moins d’un moins ou y être récemment retourné depuis moins d’un mois
Critères d’exclusion
  • Avoir un trouble développemental intellectuel (p. ex. déficience intellectuelle)

Pour plus d’informations: (514) 987-3000 poste 5593 | jean-philippe.lachance.cemtl@ssss.gouv.qc.ca

Les acteurs du retour au travail et de la réinsertion au travail de personnes avec un trouble mental/psychique : Rôle, actions, collaborations et représentations sociales

+ Collecte de données imminente

Titre

Les acteurs du retour au travail et de la réinsertion au travail de personnes avec un trouble mental/psychique : Rôle, actions, collaborations et représentations sociales

Statut Collecte de données imminente
Population (diagnostic) Troubles mentaux courants, Acteurs du retour au travail
Chercheur

Collaborateurs

Marc Corbière

Donatienne Desmette, Bernard Pachoud, Yasser Khazaal, Laurie Marchal, Isabelle Heyden, Nadine Larivière, Geneviève Sauvé, Jean-Robert Turcotte, Mickaël Vachon, Maud Mazaniello-Chézol, Fergal O’Hagan, Patrizia Villotti, Sonia Laberon, Sandrine Croity-Belz, Isabelle Faurie, Marion Espitalier, Anne Sophie Le Clouarec, Amandine Decombe, Marie-Gaëlle Marec, Jean-Philippe Lachance

Organisme de financement Chaire de recherche en santé mentale et travail
Brève description Cette étude vise (1) à documenter dans plusieurs contextes francophones (Belgique, France, Luxembourg, Suisse et Québec) le sentiment d’efficacité des acteurs du retour au travail concernant des actions relatives au RaT, considérées comme importantes dans la littérature scientifique. Comme ce sondage est de nature internationale, nous souhaitons également cartographier les acteurs du retour au travail et d’évaluer avec quel acteur ils collaborent (fréquence des échanges et évaluation de leur collaboration), ce qui se traduit par notre second objectif : 2) créer une cartographie des collaborations des acteurs du RaT et de la réinsertion au travail. Enfin, il s’agira de 3) documenter les représentations sociales des acteurs du RaT et de la réinsertion au travail à l’endroit des personnes en processus de RaT à la suite d’une absence liée à un trouble mental/psychique.
Critères d’inclusion
  • Faire partie des acteurs de l’un des cinq systèmes du retour au travail : (1) le système du lieu de travail (p. ex., le supérieur immédiat), (2) le système de santé (p. ex., le médecin traitant), (3) le système d’assurance (p. ex., l’agent d’assurance), (4) le système personnel et social (p. ex., les membres de la famille), et (5) le système de l’accompagnement.
Critères d’exclusion

Pour plus d’informations: (514) 987-3000 poste 5593 | jean-philippe.lachance.cemtl@ssss.gouv.qc.ca

Banque de la Chaire SMT : Utilisation d’une plateforme d’outils de mesure pour favoriser la réinsertion au travail de personnes avec un trouble mental – Profils des participants du ROSEPH

+ Finalisation de la plateforme Web et collecte de données imminente

Titre

Banque de la Chaire SMT : Utilisation d’une plateforme d’outils de mesure pour favoriser la réinsertion au travail de personnes avec un trouble mental – Profils des participants du ROSEPH

Statut Finalisation de la plateforme Web et collecte de données imminente
Population (diagnostic) Troubles mentaux courants et graves
Chercheurs

Collaboratrice

Marc Corbière, Patrizia Villotti

Laurence Marin

Organisme de financement Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale
Brève description Grâce au développement d’une plateforme d’outils de mesure en ligne, ce projet a pour objectif de valider certains questionnaires en santé mentale et travail tout en poursuivant l’objectif général d’offrir aux intervenants du ROSEPH des outils de mesures qui faciliteront leur travail clinique pour ainsi favoriser la réinsertion au travail de leur clientèle avec un trouble mental.
Critères d’inclusion
  • Être un.e intervenant.e d’un organisme affilié au ROSEPH et intervenir auprès de personnes avec un trouble mental en réinsertion au travail ou
  • Être une personne avec un trouble mental qui reçoit des services en réinsertion au travail d’un.e intervenant.e d’un organisme affilié au ROSEPH
Critères d’exclusion
  • Avoir un trouble développemental intellectuel (p. ex. déficience intellectuelle)

Pour plus d’informations: (514) 987-3000 poste 5593 | jean-philippe.lachance.cemtl@ssss.gouv.qc.ca

 

 

Validation de la version courte (10 items) du questionnaire Obstacles au Retour au Travail Et Sentiment d’Efficacité pour les Surmonter (ORTESES) auprès de personnes en arrêt de travail en raison d’un Trouble Mental Courant (ORTESES-10-TMC)

+ Recrutement en cours

Titre

Validation de la version courte (10 items) du questionnaire Obstacles au Retour au Travail Et Sentiment d’Efficacité pour les Surmonter (ORTESES) auprès de personnes en arrêt de travail en raison d’un Trouble Mental Courant (ORTESES-10-TMC)

Statut Recrutement en cours
Population (diagnostic) Troubles mentaux courants
Chercheurs Marc Corbière, Michel H Desrosiers
Organisme de financement Chaire de recherche en Santé mentale et travail
Brève description Après avoir conçu une version courte de l’ORTESES, il s’agit maintenant de valider 3 propriétés psychométriques du nouvel outil, à savoir : (1) validité convergente, (2) fidélité par test-retest, (3) validité prédictive
Critères d’inclusion
  • Être en absence-maladie en raison d’un trouble mental courant (p. ex. dépression, troubles anxieux)
  • Prévoir retourner dans la même équipe de travail dans les prochains mois
Critères d’exclusion

Pour plus d’informations: (514) 987-3000 poste 5593 | jean-philippe.lachance.cemtl@ssss.gouv.qc.ca

Retour au travail des personnes avec un trouble mental ou musculosquelettique : Améliorer la communication et la concertation entre les acteurs

+ Recrutement en cours

Titre

Retour au travail des personnes avec un trouble mental ou musculosquelettique : Améliorer la communication et la concertation entre les acteurs

Statut Recrutement en cours
Population (diagnostic) Troubles mentaux courants, Troubles musculosquelettiques,     Acteurs du retour au travail
Chercheurs Marc Corbière, Fergal O’Hagen, Caroline Cellard, Pierre Côte, Steve Geoffrion, Stéphane Guay, Nadine Larivière, Christian Larivière, Tania Lecomte, Elizabeth McCrillis, Alessia Negrini, Alexandra Panaccio, Patrizia Villotti
Organisme de financement Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH)
Brève description Mesurer et investiguer les éléments communicationnels (p. ex. fréquence de communication entre les acteurs, concordance des objectifs entre les acteurs, etc.) qui entravent ou facilitent l’implémentation d’une culture collaborative interacteurs.
Critères d’inclusion
  • Être un acteur du retour au travail (professionnels de la santé, gestionnaire, agent d’assurance, etc.)
  • Avoir de l’expérience avec un ou des cas d’absence maladie (ou avoir soi-même fait l’expérience d’une d’absence maladie/retour au travail)
Critères d’exclusion

Pour plus d’informations: (514) 987-3000 poste 5593 | jean-philippe.lachance.cemtl@ssss.gouv.qc.ca

Programme de retour au travail durable et en santé des employés d'une grande organisation privée en absence maladie due à un trouble mental courant

+ Recrutement en cours

Titre

Programme de retour au travail durable et en santé des employés d’une grande organisation privée en absence maladie due à un trouble mental courant (TMC)

Statut Recrutement en cours
Population (diagnostic) Troubles mentaux courants,    Acteurs du retour au travail
Chercheurs Marc Corbière, Stéphane Guay, Alexandra Panaccio, Tania Lecomte
Organisme de financement Chaire de recherche santé mentale et travail
Brève description Objectifs : Planifier, développer et implémenter un programme de retour au travail durable et en santé à partir d’une concertation collective des acteurs impliqués dans le retour au travail.
L’objectif principal du programme de retour au travail durable et en santé est donc de permettre à l’individu de retourner au travail dans les meilleures conditions, en l’occurrence de manière durable et avec de bonnes conditions de travail qui permettront de prévenir des rechutes éventuelles associées à la santé psychologique. Par ailleurs, la mise en place du programme de retour au travail durable et en santé vise à mettre en place une collaboration solide entre les membres du comité-conseil (composé des acteurs du retour au travail de l’organisation privée et de l’équipe de chercheurs) par le biais des rencontres ponctuelles et de l’implication de chacun des membres dans la planification et l’implémentation dudit programme. Ces objectifs viendront poser les fondations de l’intervention qui se coconstruira tout au long de l’étude et ouvrira la voie à d’ultérieures évaluations de ce programme de retour au travail pour une implémentation à plus grande échelle.
Nous postulons que le programme de retour au travail durable et en santé développé par le comité-conseil présentera des résultats plus favorables sur le plan de la durabilité du retour au travail (à 6 mois) et de la santé des personnes avec TMC qui reviennent à leur poste (en termes de symptômes). Autrement dit, dans le groupe expérimental, qui suivra le nouveau programme, il y aura moins de cas de rechutes dans les 6 premiers mois du retour au travail comparativement au groupe témoin suivant le programme usuel de l’organisation. Par conséquent, dans le groupe expérimental, moins de journées d’arrêt de travail dues au TMC seront observées durant au moins les 6 premiers mois. Aussi, les personnes qui graviteront autour et dans ce programme de retour au travail durable et en santé en seront satisfaites, de par ces résultats et la co-construction du programme.
Méthodologie : Il s’agira d’une recherche participative basée sur une méthodologie mixte, en commençant par une méthode qualitative (phase 1) suivie par une évaluation quantitative et qualitative (phase 2).
La première phase de planification intègre des groupes de discussion et des entrevues de nature individuelle avec les acteurs-clés du processus de retour au travail (i.e. les employés, superviseurs immédiats, ressources humaines, assureurs).
La seconde phase d’implémentation comprend un groupe expérimental testant le programme de retour au travail durable comparé à un groupe témoin suivant le programme de retour au travail usuel. Des rencontres avec les différents acteurs tout au long de l’implémentation seront programmées ainsi que des entrevues individuelles avec les participants des deux groupes. Une évaluation d’implantation se fera afin de proposer des ajustements dans le programme avant de mesurer les effets dudit programme.
Contributions : Le programme de retour au travail durable et en santé permettra une intégration de l’employé plus efficace basée sur des critères psychosociaux (identité, inclusion et reconnaissance sociale) en prenant en compte l’environnement de travail.
Critères d’inclusion Acteurs identifiés impliqués dans le processus de retour au travail des employés en absence maladie due à un trouble mental courant (employés ayant vécu un retour au travail après une absence maladie due à un TMC, gestionnaires ayant vécu le retour au travail d’un de leurs employés, et acteurs impliqués dans le processus de retour au travail de l’employés – par ex. l’assureur, les ressources humaines, les professionnels en réadaptation).
Critères d’exclusion

Pour plus d’informations : (514) 251-4000 poste 3685| maud.mazaniello.cemtl@ssss.gouv.qc.ca | pawel.zaniewski.cemtl@ssss.gouv.qc.ca

 

 

 

Programme de retour au travail durable et en santé des employés d'une grande organisation publique en absence maladie due à un trouble mental courant

+ Recrutement en cours

Titre

Programme de retour au travail durable et en santé des employés d’une grande organisation publique en absence maladie due à un trouble mental courant (TMC)

Statut Recrutement en cours
Population (diagnostic) Troubles mentaux courants,     Acteurs du retour au travail
Chercheurs Marc Corbière, Stéphane Guay, Alexandra Panaccio, Tania Lecomte
Organisme de financement CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
Brève description Objectifs : Planifier, développer et implémenter un programme de retour au travail durable et en santé à partir d’une concertation collective des acteurs impliqués dans le retour au travail.
L’objectif principal du programme de retour au travail durable et en santé est donc de permettre à l’individu de retourner au travail dans les meilleures conditions, en l’occurrence de manière durable et avec de bonnes conditions de travail qui permettront de prévenir des rechutes éventuelles associées à la santé psychologique. Par ailleurs, la mise en place du programme de retour au travail durable et en santé vise à mettre en place une collaboration solide entre les membres du comité-conseil (composé des acteurs du retour au travail de l’organisation publique et de l’équipe de chercheurs) par le biais des rencontres ponctuelles et de l’implication de chacun des membres dans la planification et l’implémentation dudit programme. Ces objectifs viendront poser les fondations de l’intervention qui se coconstruira tout au long de l’étude et ouvrira la voie à d’ultérieures évaluations de ce programme de retour au travail pour une implémentation à plus grande échelle.
Nous postulons que le programme de retour au travail durable et en santé développé par le comité-conseil présentera des résultats plus favorables sur le plan de la durabilité du retour au travail (à 6 mois) et de la santé des personnes avec TMC qui reviennent à leur poste (en termes de symptômes). Autrement dit, dans le groupe expérimental, qui suivra le nouveau programme, il y aura moins de cas de rechutes dans les 6 premiers mois du retour au travail comparativement au groupe témoin suivant le programme usuel de l’organisation. Par conséquent, dans le groupe expérimental, moins de journées d’arrêt de travail dues au TMC seront observées durant au moins les 6 premiers mois. Aussi, les personnes qui graviteront autour et dans ce programme de retour au travail durable et en santé en seront satisfaites, de par ces résultats et la co-construction du programme.
Méthodologie : Il s’agira d’une recherche participative basée sur une méthodologie mixte, en commençant par une méthode qualitative (phase 1) suivie par une évaluation quantitative et qualitative (phase 2).
La première phase de planification intègre des rencontres et des entrevues de nature individuelle avec les acteurs-clés du processus de retour au travail (i.e. les employés, professionnels de santé, superviseurs immédiats, ressources humaines, assureurs, syndicats).
La seconde phase d’implémentation comprend un groupe expérimental testant le programme de retour au travail durable comparé à un groupe témoin suivant le programme de retour au travail usuel. Des rencontres avec les différents acteurs tout au long de l’implémentation seront programmées ainsi que des entrevues individuelles avec les participants des deux groupes. Une évaluation d’implantation se fera afin de proposer des ajustements dans le programme avant de mesurer les effets dudit programme.
Contributions : Le programme de retour au travail durable et en santé permettra une intégration de l’employé plus efficace basée sur des critères psychosociaux (identité, inclusion et reconnaissance sociale) en prenant en compte l’environnement de travail.
Critères d’inclusion Acteurs identifiés impliqués dans le processus de retour au travail des employés en absence maladie due à un trouble mental courant (employés ayant vécu un retour au travail après une absence maladie due à un TMC, gestionnaires ayant vécu le retour au travail d’un de leurs employés, et acteurs impliqués dans le processus de retour au travail de l’employés – par ex. l’assureur, les ressources humaines, les professionnels en réadaptation).
Critères d’exclusion

Pour plus d’informations : (514) 251-4000 poste 3685| maud.mazaniello.cemtl@ssss.gouv.qc.ca | pawel.zaniewski.cemtl@ssss.gouv.qc.ca

 

 

 

Le rôle de la reconnaissance au travail dans la prévention des rechutes et la promotion du maintien en emploi de travailleurs ayant vécu un problème de santé : De l’étude du phénomène à la conception d’un questionnaire

+ Recrutement en cours

Titre

Le rôle de la reconnaissance au travail dans la prévention des rechutes et la promotion du maintien en emploi de travailleurs ayant vécu un problème de santé : De l’étude du phénomène à la conception d’un questionnaire

Statut Recrutement en cours
Population (diagnostic) Troubles mentaux courants
Chercheurs Marc Corbière, Louise O’Reilly, Alessia Negrini, Chantal Cara
Organisme de financement
Brève description Problématique de santé et de sécurité du travail et objectifs :  Une estimation des coûts à partir des données de la CNESST (2005-2007) révèle que le coût moyen des troubles mentaux courants (TMC) impliquant une rechute passe du simple au double (68 738 $ sans rechute, contre 125 129$ avec une rechute) et que pour les troubles musculosquelettiques (TMS), il est multiplié par quatre (20 453$ contre 81 110$) (Lebeau, 2015). Ces constats renvoient à des préoccupations chez les intervenants en milieu clinique (ex. ergothérapeute, psychologue), qui se voient dans l’urgence d’identifier les facteurs psychosociaux qui peuvent prévenir les rechutes et promouvoir le maintien en emploi en santé des travailleurs (TMS/TMC). Selon plusieurs théories en psychologie du travail (Zawieja et Guarnieri, 2014), la reconnaissance au travail a un impact positif sur la santé et le fonctionnement des travailleurs. Certains auteurs considèrent cette notion comme le facteur principal de la préservation de la santé (Molinier et Flottes, 2012). En revanche, une faible reconnaissance au travail peut agir en tant que risque psychosocial significatif et ainsi nuire à l’individu sur le plan psychologique, physiologique et comportemental (Corbière, Negrini, et Dewa, 2013). Chez des groupes de travailleurs qui ont eu une absence du travail significative et dont les compétences ont pu être re-questionnées par le collectif de travail (Saint-Arnaud, Saint-Jean, et Rhéaume, 2004), l’évaluation de la reconnaissance au travail peut devenir judicieuse lors de la réintégration au travail et, par voie de conséquences, permettre à l’intervenant en milieu clinique d’évaluer les perceptions (vécu, expérience) de son client, en lui offrant des stratégies pour prévenir les rechutes et assurer son maintien en emploi. La reconnaissance au travail n’a toutefois pas été investiguée en contexte de retour au travail à la suite d’un TMS/TMC.
Les objectifs du projet sont: 1) documenter la signification de l’expérience de reconnaissance au travail auprès de travailleurs qui reprennent leur activité professionnelle à la suite d’une absence maladie (TMS/TMC) (O1); 2) concevoir et valider un questionnaire sur la notion de reconnaissance au travail chez les travailleurs qui sont retournés au travail à la suite d’une absence due à un TMS/TMC (O2); et 3) évaluer la contribution de la reconnaissance au travail chez les travailleurs avec un TMS/TMC qui ont récemment repris leur activité professionnelle, et ce, sur leurs rechutes éventuelles et leur maintien en emploi (O3).
Méthode : Ce projet consiste en un devis mixte séquentiel. En premier lieu (O1), il s’agit de conduire une recherche de nature phénoménologique (Cara, 1997; O’Reilly et Cara, 2014) auprès de deux groupes de travailleurs qui sont retournés au travail après une absence maladie due à un TMC (25 pers.) et un TMS (25 pers.) afin de mieux documenter leur expérience de reconnaissance au travail. Par la suite, il s’agira de concevoir et valider un questionnaire sur la reconnaissance au travail (O2 et O3). Les résultats issus de la recherche phénoménologique seront nécessaires pour la conception de l’outil. Les chercheurs adopteront les étapes requises à la conception et la validation d’un questionnaire (Gallagher, 2014) auprès d’un échantillon de 150 TMS et 150 TMC.
Résultats attendus : La notion de reconnaissance au travail sera documentée pour des travailleurs qui ont repris leur activité à la suite d’une absence due à un TMS/TMC. Elle permettra de concevoir un questionnaire pour mieux évaluer la reconnaissance au travail et comprendre ses retombées, notamment les rechutes et le maintien en emploi de ces deux groupes de travailleurs.
Retombées prévisibles : Les résultats de ce projet pourront permettre aux intervenants des milieux cliniques de mieux intervenir auprès de travailleurs ayant vécu un problème de santé (TMS/TMC), en processus de retour au travail. Lorsque le questionnaire sera validé, l’intervenant pourra l’utiliser dans sa clinique afin de prendre connaissance des perceptions de son client concernant la présence ou l’absence de reconnaissance dans son milieu de travail, en élaborant des stratégies constructives qui pourront l’aider dans la prévention d’éventuelles rechutes et son maintien en emploi. Si les résultats s’avèrent probants, une version de ce questionnaire pourra éventuellement être développée pour les intervenants en milieu de travail (ex. conseiller dans les ressources humaines).
Critères d’inclusion
  • Être âgés d’au moins 18 ans, parler et comprendre le français
  • Être récemment de retour au travail à la suite d’un TMC ou d’un TMS
  • Travailler au moment du diagnostic (TMS ou TMC)
Critères d’exclusion
  • Avoir un diagnostic cognitif important (p. ex. problème de mémoire) ou de déficience intellectuelle
  • Être travailleur autonome

Pour plus d’informations: (514) 251-4000 poste 4189 |charette-dussault.elyse@courrier.uqam.ca | anais.lepine.lopez.cemtl@ssss.gouv.qc.ca

 

 

Divulguer son trouble mental en milieu de travail : Évaluation du stigmate social et des retombées sur le travail

+ Analyses en cours

Titre

Divulguer son trouble mental en milieu de travail : Évaluation du stigmate social et des retombées sur le travail

Statut Analyses en cours
Population (diagnostic) Troubles mentaux graves
Chercheurs Marc Corbière, Kate Toth, Tania Lecomte, Bonnie Kirsh, Heather Stuart, Patrizia Villotti, Djamal Berbiche
Organisme de financement Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC)
Brève description Contexte : Le maintien en emploi est la pierre d’achoppement de la réinsertion professionnelle des personnes aux prises avec un trouble mental (p. ex. schizophrénie, dépression), alors que nous savons que le travail fournit à l’individu une identité sociale de professionnel, élément sine qua non du rétablissement de la personne. Les programmes de soutien à l’emploi (PSE) sont reconnus comme des pratiques fondées sur les données probantes pour accompagner les personnes avec un trouble mental (TM) à décrocher un emploi sur le marché du travail ordinaire. Cependant, le maintien en emploi pour les personnes avec un TM est souvent bref; les études montrent que près de la moitié des personnes avec un TM quittent ou perdent leur emploi dans les six mois suivant leur réinsertion professionnelle. L’un des prédicteurs significatifs du maintien en emploi est la mise en place d’aménagements de travail dans le milieu organisationnel. L’accès à ces aménagements implique toutefois la divulgation de son état de santé. La peur de devenir l’objet du stigmate social peut amener l’employé à choisir de ne pas divulguer son état de santé aux acteurs du milieu de travail. La prise de décision relative à la divulgation en milieu de travail est donc un processus complexe, étant donné son impact positif (ex. mise en place d’aménagements de travail) et négatif (ex. la stigmatisation). Dans le cadre de ce projet, nous explorerons plus particulièrement la prise de décision de l’employé quant à la divulgation de son état de santé à son supérieur immédiat, sachant que ce dernier acteur joue un rôle essentiel dans l’implémentation d’aménagements de travail.
Objectifs : Les objectifs spécifiques de l’étude sont comme suit: (O1) Évaluer les antécédents et les retombées de la divulgation du TM en milieu de travail, notamment pour répondre aux questions suivantes: (O1a) Dans quelle mesure les variables personnelles et organisationnelles influencent la décision de la divulgation de son état de santé à son supérieur immédiat? (O1b) Dans quelle mesure les prédicteurs significatifs de la décision de divulgation influencent l’implémentation d’aménagements de travail, le stigmate social, la satisfaction et la productivité au travail et au final le maintien en emploi? (O2) Développer une compréhension fine et exhaustive du processus de la prise de décision de la divulgation du TM en milieu de travail, en considérant les besoins, les valeurs, et les buts de la personne concernée par le TM.
Méthode : L’étude repose sur un devis séquentiel mixte divisé en deux phases. À la phase 1 (collecte de données quantitatives) : les participants inscrits dans un programme de soutien à l’emploi en Ontario et au Québec (n=300) seront recrutés et invités à répondre à une batterie de questionnaires. Phase 2-Suivi (collecte de données quantitatives) : six mois après la première phase, un suivi sera effectué auprès des participants pour déterminer s’ils ont divulgué (partiellement ou totalement) leur état de santé en milieu de travail, et ainsi évaluer l’impact de leur décision sur les retombées au travail tels que les aménagements de travail, le stigmate social, la satisfaction et la productivité au travail ainsi que le maintien en emploi. Phase 2-Suivi (analyses quantitatives) : des analyses de régressions logistiques multinomiales seront effectuées afin d’identifier les prédicteurs les plus significatifs de la décision de divulgation de son état de santé en milieu de travail, notamment auprès du supérieur immédiat. La relation entre la prise décision de la divulgation et le maintien en emploi sera investiguée à l’aide d’un modèle d’équations structurelles qui prendra en compte les variables médiatrices potentielles telles que le stigmate et ce, dans l’objectif de tracer une vue d’ensemble du phénomène. Phase 2-Suivi (collecte de données qualitatives) : un sous-échantillon de participants (n=45) sera sélectionné en fonction de leur décision (avoir divulgué ou non son état de santé) et de leur statut d’emploi à la seconde phase de l’étude (en emploi ou pas, durée du maintien). Les entrevues se concentreront sur la compréhension du processus décisionnel de la divulgation de l’état de santé. Phase 2-Suivi (analyses qualitatives) : Les analyses qualitatives menées à partir des verbatim précédemment obtenus permettront de raffiner le modèle d’équations structurelles en fournissant une compréhension en profondeur du processus de divulgation du trouble mental en milieu de travail selon la perspective du participant.
Pertinence : Les résultats de ce projet permettront d’apporter des informations fines aux personnes directement concernées par le TM et leurs intervenants afin de mieux saisir la prise de décision quant à la divulgation de leur état de santé en milieu organisationnel et de ses retombées sur le plan du travail. L’articulation des résultats des analyses qualitatives et quantitatives fourniront aux acteurs des milieux organisationnels des éléments d’intervention pratiques et utiles, notamment sur la mise en place d’aménagement adéquats avec au préalable une meilleure connaissance de l’état de santé de l’employé. Dans la même veine, comme les organisations deviennent de plus en plus inclusives vis-à-vis des employés qui ont été aux prises avec un TM, nous pouvons nous attendre à ce que les milieux organisationnels retirent des outils d’intervention précis et pratiques, ce qui en retour engendrera éventuellement une amélioration du rétablissement des individus concernés par le TM, une augmentation de la productivité et une diminution des coûts de gestion de l’invalidité.
Critères d’inclusion – Avoir récemment obtenu un emploi (depuis moins de 3 mois) sur le marché du travail régulier
– Avoir un diagnostic en santé mentale (schizophrénie, bipolarité, troubles anxieux, etc.)
Critères d’exclusion

Pour plus d’informations: (514) 987-3000 poste 5593 | jean-philippe.lachance.cemtl@ssss.gouv.qc.ca

 

 

 

Analyse longitudinale et comparative des absences et des départs hâtifs dans un milieu d’éducation au Québec : une activité de recherche exploratoire

+ Analyses en cours

Titre

Analyse longitudinale et comparative des absences et des départs hâtifs dans un milieu d’éducation au Québec : une activité de recherche exploratoire

Statut Analyses en cours
Population (diagnostic)  Troubles mentaux courants,  Troubles musculosquelettiques
Chercheurs Alessia Negrini, Marc Corbière
Organisme de financement Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST)
Brève description À venir
Critères d’inclusion
Critères d’exclusion

Pour plus d’informations: Ai-Thuy Huynh (514) 288-1551 poste 298 | ai-thuy.huynh@irsst.qc.ca

 

 

L'évaluation des facteurs relationnels au travail sur la fluctuation de l'estime de soi de travailleurs avec un trouble mental grave œuvrant dans une entreprise sociale

+ Analyses et rédaction en cours

Titre

L’évaluation des facteurs relationnels au travail sur la fluctuation de l’estime de soi de

travailleurs avec un trouble mental grave œuvrant dans une entreprise sociale

Statut Analyses et rédaction en  cours
Population (diagnostic) Troubles mentaux graves
Chercheurs Marc Corbière, Lise Lachance, Alexandra Panaccio, Tania Lecomte
Organisme de financement Fonds de recherche du Pr Marc Corbière (UQÀM)
Brève description

Buts: L’objectif principal du projet est d’évaluer les facteurs relationnels au travail (supérieur immédiat, collègues de travail) qui influencent la fluctuation de l’estime de soi de travailleurs avec un trouble mental grave.
Contexte: Le rétablissement ou le renforcement de l’estime de soi est requis pour permettre aux personnes avec un trouble mental grave (ex., trouble bipolaire) de s’engager dans des activités diverses, comme le travail. L’estime de soi n’est pas un trait statique: elle peut fluctuer selon la rétroaction reçue dans un contexte particulier. En ce sens, l’estime de soi en tant que travailleur peut augmenter chez les personnes satisfaites à l’égard de leur travail, notamment vis-à-vis des attitudes et comportements de leur supérieur immédiat. Par ailleurs, recevoir un feed-back constructif du supérieur permet aux personnes avec un trouble mental grave de se maintenir en emploi plus longtemps. Le rôle du supérieur immédiat (et des collègues de travail) dans le retour/réintégration au travail de personnes aux prises avec un trouble mental courant ou grave est considéré d’ailleurs comme essentiel, car ce premier a une très bonne connaissance du milieu de travail et présente un pouvoir d’action important dans la dynamique de l’équipe de travail.
Contribution à l’avancement des connaissances: Les attitudes et comportements spécifiques à promouvoir ou à éviter chez le supérieur et les collègues de travail sont mal connus dans ce contexte. Cette étude permettra donc de les identifier et de mieux comprendre leur influence sur l’estime de soi de l’employé avec un trouble mental et ainsi repérer les éléments essentiels pour développer une intervention conçue sur mesure pour le supérieur immédiat et les collègues qui travaillent avec une personne aux prises avec un trouble mental grave. De plus, l’étude permettra de tester une nouvelle méthode de recherche, l’Experience sampling method, dans le but de l’utiliser dans de futurs projets où il est parfois difficile d’avoir accès à de grands échantillons, notamment lorsqu’il s’agit de recruter des personnes avec une incapacité au travail (p. ex., populations avec un trouble mental courant, un trouble mental grave, un trouble musculosquelettique).

Pour résumer, les résultats de ce projet permettront d’identifier et de développer de nouvelles cibles d’intervention et de tester de nouvelles méthodes d’analyse et de collecte de données de participants à des projets. Retombées positives prévues : Les résultats de ce projet aideront à mieux intervenir auprès de deux acteurs clés de l’organisation, le supérieur immédiat et les collègues de travail, et ainsi développer des interventions cibles pour créer un contexte favorable au développement de l’estime de soi du travailleur avec un trouble mental grave lors de son entrée en emploi, et rétablir/renforcer son estime de soi pour assurer son maintien en emploi. Publications envisagées : Au moins un article dans une revue scientifique avec comité de lecture dans le champ de la santé mentale et de la réhabilitation au travail.

Critères d’inclusion
  • Être âgés d’au moins 18 ans, parler et comprendre le français, avoir un trouble mental grave (p. ex., trouble bipolaire), travailler dans une entreprise sociale québécoise
Critères d’exclusion
  • Avoir un diagnostic cognitif important (p. ex. problème de mémoire) ou de déficience intellectuelle

Pour plus d’informations: (514) 987-3000 poste 5593 | jean-philippe.lachance.cemtl@ssss.gouv.qc.ca